Uber ou l’encéphalogramme législatif plat

Texte publié dans l’édition du 17 mai 2016 du quotidien Le Devoir Trois jours après le dépôt du projet de Loi 100 par le ministre des Transports Jacques Daoust qui, en pratique, revient à interdire Uber, les militants du PLQ ont forcé le premier ministre et son gouvernement à un curieux rétropédalage. En clôture du Conseil général du parti qui se tenait ce dimanche à Drummondville, Philippe Couillard a annoncé un « chantier sur l’économie du partage ». Uber et tant d’autres compagnies qui ont émergé ces dernières années autour du web participatif ont contribué à structurer une économie souterraine qui, jusque là, était par définition[…]

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La marche d’un peuple : du printemps érable au changement de paradigme

Texte publié sur Vigile et le Huffington Post et cosigné avec Élisabeth Émond, diplômée de science politique de l’UQÀM, présidente d’Option nationale dans Laurier-Dorion Il y a un peu plus d’un an débutait ce qui allait devenir l’un des plus grands mouvements sociaux qu’ait connu le Québec : le bien nommé « printemps érable ». Cette formule reprise par la presse internationale, en référence aux révoltes populaires qui ont secoué le Maghreb quelques mois plus tôt, ouvrait la porte aux plus grandes espérances. Comme le disait Antonio Gramsci, « il y a crise lorsque le vieux ne veut pas mourir[…]

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Le bilan d’une insipide campagne

Au terme de ce mois de campagne électorale, on en viendrait à se dire que la soirée électorale en aura été le moment le plus palpitant avec le débat. En fait, il n’y a pas eu de véritable enjeu dans cette campagne. N’en déplaise à Jean Charest, l’économie n’a pas monopolisé le débat, l’affaire de la Caisse des Dépôts n’a pas pris, la crise parlementaire à Ottawa a masqué les débats ici. Alors, à part, peut-être, cette inquiétude récente de voir un nombre record d’électeurs décider de boycotter l’élection, cette campagne a été aussi imprévisible que le reflet du désintérêt[…]

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« La francophonie est au coeur de nos valeurs »

  Texte publié dans l’édition du 27 novembre 2008 du quotidien français L’Humanité [su_note note_color= »#677072″ text_color= »#ffffff »] 300 000 Selon l’organisme Statistique Canada, c’est le nombre d’immigrés que le Québec devrait accueillir chaque année pour pallier la baisse ou la stagnation de sa population. [/su_note] Le Québec opte pour la préservation de son identité tout en continuant d’accueillir de nouveaux immigrants Malgré sa politique migratoire forte, le Québec vient de rompre avec le laisser-faire canadien. Le 29 octobre dernier, Mme Yolande James, ministre québécoise de l’Immigration et des Communautés culturelles, a annoncé que les candidats à l’immigration devront désormais signer un document[…]

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Jean Charest souhaite-t-il une élection sans débat?

Non content d’imposer une élection provinciale à 83 M$ que nul ne souhaite, le Premier ministre québécois Jean Charest continue de manifester sa désapprobation à l’égard du format que prendra le débat télévisuel des chefs. Pourtant, les équipes adéquistes et péquistes ont d’ores et déjà accepté de se conformer à la proposition formulée par le consortium télévisuel. Le PLQ est le seul parti à s’opposer à un débat de type « table ronde », tel qu’employé récemment dans le cadre de l’élection fédérale canadienne. La Presse canadienne précise que des gens de l’entourage du chef libéral Jean Charest ont indiqué[…]

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Mario l’imposteur et Jean la girouette

Depuis plusieurs jours, Mario Dumont, chef de l’opposition officielle à Québec, dénonce la posture très critique du premier ministre Charest à l’égard du Gouvernement de Stephen Harper. En ce sens, il considère que ce positionnement pourrait conduire à favoriser un vote proBloc et ainsi limiter la possibilité de voir le Québec représenté au sein du probable futur cabinet conservateur. C’est donc sous couvert d’une arithmétique de fossoyeur que Mario Dumont justifie son positionnement politique et idéologique réactionnaire. Premièrement, avec les expériences pitoyables de Mme Verner et MM. Blackburn, Bernier et Fortier, qui peut encore raisonnablement croire en l’intérêt d’avoir des[…]

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Un système électoral pervers

En 1785, Nicolas de Condorcet publia l’un de ses principaux travaux : l’Essai sur l’application de l’analyse à la probabilité des décisions rendues à la pluralité des voix. Dans cet ouvrage, il explore un paradoxe du système électoral (« le paradoxe de Condorcet ») qu’il décrit comme l’intransitivité possible de la majorité : parmi un même électorat, et lors d’une même élection, il est possible qu’une majorité préfère A à B, qu’une autre majorité préfère B à C, et qu’une troisième majorité préfère C à A. Rien ne permet donc de garantir que l’agrégation de choix individuels rationnels conduise à[…]

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