Fausses nouvelles: les aspirants enseignants critiques, mais peu formés

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Publié le 26 juillet 2019

Les futurs enseignants québécois sont très peu formés à débusquer des éléments comme les fausses nouvelles et les théories du complot, ce qui ne les empêche pas d’avoir une pensée critique plutôt développée par rapport à leurs collègues belges et français, a découvert un chercheur en éducation de l’Université de Montréal. Il y a néanmoins urgence à aider les enseignants de la province, dit-il.

  Lire la suite sur le site de La Presse.

Pour que le numérique ne soit pas qu’un divertissement

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Cette lettre a été publiée dans la section Opinion de l’édition du 17 juin 2019 du quotidien Le Devoir.

Les auteurs commentent Le Devoir de philo publié le 8 juin dernier, « L’école à l’heure du divertissement numérique ».

Penser le monde contemporain en s’inspirant d’un auteur est un exercice audacieux. Il peut être riche, s’il s’inscrit dans un dialogue intellectuel entre les faits, d’une part, et les sources textuelles et leurs exégèses, d’autre part. Il peut être risqué si l’on cherche à plaquer ses propres conceptions en ne mobilisant que ce qui arrange chez un auteur. L’oeuvre de Pascal ne se réduit pas aux Pensées et il convient d’aborder d’autres pans de ses travaux. Il fut aussi pédagogue et De l’esprit géométrique et de l’art de persuader en est le reflet. Dans cet opuscule, il rappelle que l’art de persuader implique de n’utiliser pour axiome que des évidences, de prouver les propositions et de refuser de tromper par des termes équivoques. Or, les contradictions à ces préceptes pascaliens sont nombreuses dans le texte de Réjean Bergeron.

Par exemple, on qualifie sentencieusement de détestable le mot « apprenant », sans autre forme de procès, mais comment le remplacer ? La compétence numérique s’adressant à tous les individus sur un banc de classe, de la maternelle à l’université, on ne saurait réduire ces derniers au seul qualificatif d’élève ou d’étudiant.

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Un chercheur met en lumière les failles de la pensée critique des futurs enseignants

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Le 5 juin 2019

Un chercheur en andragogie estime que la pensée critique des futurs enseignants est lacunaire, notamment pour déceler les informations frauduleuses ou la pseudoscience.

Les futurs enseignants sont-ils outillés pour aborder dans leurs classes des concepts comme les fausses nouvelles, la postvérité ou les théories du complot? «Quand on sait que le fait d’être enseignant ne prémunit pas contre des croyances comme l’astrologie, on peut se questionner», commente Florent Michelot, qui a entrepris au Département de psychopédagogie et d’andragogie de l’Université de Montréal un doctorat sur la pensée critique des étudiants en pédagogie sous la direction de Bruno Poelhuber (codirection : Sébastien Béland).

  Lire la suite sur le site de l’Université de Montréal.

Dévoilement du Cadre de référence de la compétence numérique

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Le Ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur a dévoilé le Cadre de référence de la compétence numérique au cours des derniers jours.

Ce document, auquel j’ai eu le plaisir de contribuer avec plusieurs collègues du GRIIPTIC (et particulièrement Thierry Karsenti, Bruno Poellhuber, Julien Bugmann, Simon Parent et Chantal Tremblay) , vise au :

« développement de la compétence numérique, qui est définie par un ensemble d’aptitudes relatives à une utilisation confiante, critique et créative du numérique pour atteindre des objectifs liés à l’apprentissage, au travail, aux loisirs, à l’inclusion dans la société ou à la participation à celle-ci ».

(Ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur, 2019, p. 7)

Pour accéder au référentiel et le citer :

Ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur. (2019). Cadre de référence de la compétence numérique. Québec, Québec : Gouvernement du Québec. Récupéré de http://www.education.gouv.qc.ca/dossiers-thematiques/plan-daction-numerique/cadre-de-reference/

Regards sur l’originalité du corpus francophone de référentiels de compétence informationnelle : un essai d’analyse textuelle des tendances

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Pour citer la communication :

Michelot, F. et Poellhuber, B. (2019). Regards sur l’originalité du corpus francophone de référentiels de compétence informationnelle : un essai d’analyse textuelle des tendances. Dans Pré-actes (p. 108‑121). Poitiers, France : DMS. Récupéré de https://education4-1.sciencesconf.org/data/pages/20190104_Education4_1_Preactes.pdf

©CNED, 2019

Résumé de la communication

Depuis une quinzaine d’années, les référentiels de compétences informationnelles, numériques, médiatiques connaissent des développements qui tiennent autant à l’internationalisation du sujet qu’à des évolutions conceptuelles majeures. Si la question des frontières entre les littératies, les cultures et les compétences ne sont pas abordées ici, on s’interroge toutefois sur les tendances que l’on peut identifier dans la littérature. Pour ce faire, l’objectif est de brosser le portrait du contenu de cette littérature, de la fin des années 1980 à nos jours. Nous avons procédé à la compilation et au codage de 104 références, qui ont ensuite été importés dans le logiciel IraMuTeQ, un logiciel d’analyse statistique et textuelle. Cette méthode automatisée permet de procéder à des extractions d’unités de contexte au sein d’un corpus. Il résulte de notre analyse que les résultats reflètent des différences significatives selon la langue du modèle (en français vs autres langues). Par exemple, les référentiels en langue française mettent davantage l’accent sur les enseignants et l’utilisation de la technologie, tandis que ceux dans les autres langues mettent l’accent sur les apprenants et l’apprentissage. Nous posons enfin l’hypothèse qu’une telle méthodologie pose les bases d’une approche renouvelée de l’analyse de textes dans un contexte de surcharge de l’information.

Buts et objectifs d’apprentissage de la métalittératie : proposition d’un traduction en français

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Depuis une 20ne d’années, le champ des littératies est parcouru par une diversification des concepts. Paradoxalement, cette diversification s’accompagne d’une tentative de regrouper ces différents concepts sous un nouveau concept fédérateur. Parmi les propositions, voici la métalittératie (metaliteracy) développée par Mackey et Jacobson (2011).

Qu’est-ce que la métalittératie?

La métalittératie est un cadre englobant, autonome et exhaustif qui alimente les autres types de littératies. La littératie informationnelle est la métalittératie de l’ère numérique, car elle implique une réflexion de haut niveau nécessaire pour traiter de multiples types de documents, dans divers formats de médias et dans des environnements collaboratifs. […] Nous suggérons de modifier la perception de la littératie informationnelle qui repose sur une approche de l’apprentissage essentiellement basée sur les compétences.
Metaliteracy is an overarching, self-referential, and comprehensive framework that informs other literacy types. Information literacy is the metaliteracy for a digital age because it provides the higher order thinking required to engage with multiple document types through various media formats in collaborative environments. [. . .] We suggest changes to the way information literacy is perceived as a primarily skills-based approach to learning.

Mackey, T. P. et Jacobson, T. E. (2011). Reframing Information Literacy as a Metaliteracy. College Research Libraries, 72(1), 62‑78. doi: 10.5860/crl-76r1
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