
Ce texte est cosigné avec David Baril, Étienne Ferron-Forget et Sébastien Bilodeau
Le mouvement sceptique occupe historiquement une place essentielle dans l’écosystème intellectuel : il rappelle l’importance de la rigueur méthodologique, du jugement critique, de la vérification des sources et de la prudence face aux affirmations extraordinaires. À ce titre, il constitue un rempart précieux contre la désinformation, les pseudosciences, les dérives complotistes et l’obscurantisme. Or, force est de constater que les représentant·es des Sceptiques du Québec (SdQ) semblent aujourd’hui s’éloigner de cet idéal, délaissant les recherches scientifiques et l’apport d’expert·es, au profit de citations douteuses et d’opinions parfois réactionnaires. Cette dérive est d’autant plus regrettable qu’elle fragilise le rationalisme lui-même, qui aurait pourtant grand besoin d’un tel mouvement, crédible et pluraliste face à la déferlante de fausses nouvelles en ligne.
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