Chronique hebdomadaire à La Matinale de CIBL 101,5 Montréal
Nouveaux lieux de cultes sur les artères commerciales : la mairesse d’Outremont s’en remet au référendum dans le cas de la rue Bernard. Mais est-ce la bonne solution?
Montréal
Électrifier les véhicules en libre-service… une fausse bonne idée?
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Chronique hebdomadaire à La Matinale de CIBL 101,5 Montréal
Au-delà des bonnes intentions, la politique de transition des VLS vers l’électrique est-elle une bonne solution?
La Politique de gestion contractuelle (PGC) a-t-elle suffisamment de mordant?
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Chronique hebdomadaire à La Matinale de CIBL 101,5 Montréal
Le comité exécutif a présenté le 16 août dernier les modifications à sa Politique de gestion contractuelle (PGC), visant entre autres à prévenir les tentatives de collusion dans l’attribution de contrats par la Ville et d’imposer de plus lourdes conséquences pour ce type d’infraction. Je passe ici en revue les différentes règles qui ont été adoptées afin de donner plus de mordant au contrôle a priori et a posteriori… et ce qu’il manque!
Uber ou l’encéphalogramme législatif plat
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Texte publié dans l’édition du 17 mai 2016 du quotidien Le Devoir
Trois jours après le dépôt du projet de Loi 100 par le ministre des Transports Jacques Daoust qui, en pratique, revient à interdire Uber, les militants du PLQ ont forcé le premier ministre et son gouvernement à un curieux rétropédalage. En clôture du Conseil général du parti qui se tenait ce dimanche à Drummondville, Philippe Couillard a annoncé un « chantier sur l’économie du partage ».
Uber et tant d’autres compagnies qui ont émergé ces dernières années autour du web participatif ont contribué à structurer une économie souterraine qui, jusque là, était par définition dissimulée. Ainsi, le phénomène a permis à ce que des entreprises s’engouffrent, au nez et à la barbe de la puissance publique, dans des champs d’activités souvent hyperréglementés.
Quand réglementation et malthusianisme ne font plus qu’un
À juste titre, la réglementation dans le milieu de l’hôtellerie et du transport a répondu à la nécessité de sécurité des usagers. Avec succès, la puissance publique a joué son rôle en agissant de la sorte.
Cependant, l’industrie du taxi est symptomatique de ce que la réglementation a pu avoir de pervers sur la qualité générale du service. Le caractère limité des licences a conduit au malthusianisme économique, c’est-à-dire à la restriction volontaire de la production, en ce qu’elle a de délétère notamment en ce qui concerne le nivellement du service. Or, en offrant des prestations aussi basiques aujourd’hui que la géolocalisation des véhicules et le paiement par carte de crédit, Uber a mis un coup de pied salutaire dans la fourmilière. Pourtant, la logique malthusienne sous-jacente à la limitation de l’offre de transport collectif défie tout bon sens économique, social et environnemental en milieu urbain.
Les effets délétères d’Uber
Cela étant, les plateformes de type Uber (et elles sont nombreuses, Uber n’est que la partie émergée) ne sont pas la panacée. Le travail dissimulé que cela génère est réel et désastreux à plusieurs titres. On le sait, il constitue une concurrence déloyale entre des entreprises qui, d’une part, appliquent les règles du jeu et celles, d’autres part, qui s’en moquent. Ensuite, il contribue au déficit de financement de la protection sociale et de l’effort collectif que nous devons à la société. Finalement, le travail dissimulé confine à une abjecte exploitation des travailleurs en portant atteinte à leurs droits droits essentiels quant aux conditions de rémunération et de travail.
Sauf que l’évitement fiscal et le travail au noir n’ont rien de nouveau et les États modernes ont su aménager des solutions plus ou moins performantes pour endiguer une réalité aussi ancienne qu’inévitable.
L’inintelligence législative
Sans la moindre sympathie particulière pour cette compagnie, Uber a pâti de ce statut de chef de file de l’économie dite « collaborative ». Il n’est toutefois rien d’autre que l’arbre qui cache la forêt d’un écosystème entrepreneurial déjà étendu et dont les États méconnaissent l’existence. Punir une société qui s’est moquée effrontément des gouvernements, cela est parfaitement justifié, mais, dans le meilleur des cas, c’est reculer pour mieux sauter.
En ouvrant ce fameux « chantier sur l’économie du partage », le gouvernement doit maintenant faire la preuve de sa capacité à encadrer une économie virtuelle sans en décapiter des pans pour se donner bonne conscience. Dans l’intérêt de la protection des travailleurs et de la pérennisation de notre modèle social, le gouvernement a le devoir de ne pas se contenter de gesticulations. Pourtant, comme le qualifie le Conseiller municipal Guillaume Lavoie, avec le covoiturage urbain et, plus généralement, le partage par l’entremise des technologies, nous avons affaire à un « phénomène irréversible ».
Dans ce cas-ci, à la différence d’autres juridictions dans le monde, Montréal et Québec sont passés à côté de l’essentiel et, pour répondre aux défis du XXIe siècle, notre société ne pourra se contenter de si peu d’imagination dans son rapport au système productif. Cependant, les choses avancent, petit à petit. Dès le mois de juin, les résidants de l’arrondissement de Rosemont–La-Petite-Patrie pourront louer « leur stationnement, un bout de terrain, un coin de garage ou de sous-sol ». C’est bien peu de choses, certes, mais c’est déjà beaucoup plus innovant que ce que le gouvernement propose à ce jour.
L’art public doit-il être compréhensible de tous?
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Chronique culturelle estivale au 4@6 de CIBL 101,5 Montréal
Les œuvres d’art public soutenues par l’État ou les municipalités sont parfois mal perçues par les résidents des quartiers au sein desquelles elles sont installées. Problème de centralisme administratif et de manque de consultation ou citoyenne ou souci de complexité des œuvres? Une réflexion qui repose sur la construction de « La Vélocité des lieux » au coût de 1,1 million $ dans Montréal-Nord…
La culture n’est pas une marchandise – Financer l’art public by Florent Michelot on Mixcloud
Rire ou ne pas rire?
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Chronique culturelle estivale au 4@6 de CIBL 101,5 Montréal
Charlie Hebdo, Dieudonné, Jean-François Mercier : autant de façon de faire de l’humour ou de prétendre en faire?
On profite du Zoofest et du Festival Juste pour rire pour s’interroger sur ce qui est réellement drôle…
La culture n’est pas une marchandise – Le rire (16 juillet 2015) by Florent Michelot on Mixcloud
L’austérité tue aussi la culture
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Chronique culturelle estivale au 4@6 de CIBL 101,5 Montréal
Tandis que la Grèce est en pleine campagne référendaire sur le dernier projet de Mémorandum de l’Eurogroup, on revient sur les conséquences de l’austérité pour les politiques culturelles dans le cadre de la chronique « La culture n’est pas une marchandise » sur CIBL 101,5 Montréal.
La culture n’est pas une marchandise – L’austérité tue la culture (1er juillet 2015) by Florent Michelot on Mixcloud
Faut-il détruire le square Viger?
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Chronique culturelle estivale au 4@6 de CIBL 101,5 Montréal
Depuis plusieurs jours, c’est le square Viger, de Daudelin, qui est au cœur de la tempête. L’agora du square Viger sera démolie dans le cadre d’un projet de 30 millions afin de réaménager les abords du futur CHUM.
Faire société, ce n’est pas retapage et coup de com. Faire le beau, oui, encore faut-il qu’il fasse sens. Le square Viger, refait ou non, est aujourd’hui le symbole de la question itinérante. Ce n’est pas l’artiste qui en est à l’origine qui lui a accordé ce sens. Ce sont les interactions sociales. C’est la précarité qui a forcé une œuvre architecturale à recouvrir ce nouveau sens.
La culture n’est pas une marchandise – Le square Viger (18 juin 2015) par Florent Michelot sur Mixcloud
« D’égoïstes prévaricateurs »
Par défaut« Si nous substituons, déclarait Mirabeau, l’irascibilité de l’amour-propre à l’énergie du patriotisme, les méfiances à la discussion, de petites passions haineuses, des réminiscences régulières à des débats réguliers, et vraiment faits pour nous éclairer, nous ne sommes que d’égoïstes prévaricateurs. » Il ressort alors du conflit social, qui a conduit au désastre de ce soir au Conseil de ville, que les deux principales parties manquent d’une sérieuse culture politique, car elle est avant tout une culture de l’écoute.

Mirabeau (1749-1791), dit l’hercule de la liberté, révolutionnaire français
Le respect dû aux travailleurs n’est pas moins respectable que celui que l’on doit aux institutions démocratiques. Toutefois, la question n’est plus celle de la complémentarité des modes d’action et de revendication, elle est dans la capacité à appréhender la sphère parlementaire comme étant l’ultime lieu d’échanges, pacifique, des opinions qui parcourent la société.
Il y a, dans les exactions de ce soir, un relent d’antiparlementarisme quasi factieux jouant du « tous pourris » de la classe politique et qui cause un tort terrible au syndicalisme. Et la population ne s’y trompera probablement pas, annihilant par la même les derniers maigres espoirs de voir celle-ci souscrire aux revendications syndicales. A contrario, la stratégie du mépris systématique de la fonction publique par ceux de ces élus qui ont si longtemps dénigré leurs agents a atteint un cul-de-sac dont on paiera longtemps le prix, collectivement. Soûlés par des années de néolibéralisme au vitriol, vous avez réussi à présenter vos fonctionnaires, vos agents de terrain, comme des parias. Imaginiez-vous un seul instant ne pas en pâtir?
